samedi 8 janvier 2011

Bien que l'expression soit très 2008, au vu des films Sex Friends avec Natalie Portman et Love et autres drogues avec Jake Gyllenhall, le filon a l'air de continuer à prospérer (alors que le concept en lui-même devait clairement déjà exister dans les années 70).




Bien sûr; j'irai voir ces deux films, pour vous dire que c'est de la merde et que je les trouve à chier, et que je crois bien que même si au fond j'aime un peu, ben je dirai quand même que c'est nul juste par principe. Pourquoi? Parce que le concept même de sexfriendship est une illusion, un truc qui a fini par être instrumentalisé par les médias, en particulier le web et que ça me fait penser que la génération 20-30 piges part franchement en couille.

Ceux qui me connaissent personnellement auront du mal à comprendre le pourquoi d'un tel coup de gueule, étant donné que je fréquente une personne et que nous assumons le fait d'être ensemble. Une "vraie" relation en somme. Mais j'ai l'impression que le concept fait plus que se développer, ce phénomène encore en marge quand je l'ai personnellement vécu il y a deux ans, est totalement devenu une norme. Norme qui a l'air de décevoir de plus en plus les meufs, tandis qu'elle arrange les mecs. Là encore c'est une généralité, y'a des nanas que ça arrange très bien, mais beaucoup de témoignages entendus tendent à me faire penser ainsi.

Seulement la sexfriendship, pour qu'elle fonctionne, appelle plusieurs conditions essentielles :

1. Il faut dès le départ se mettre d'accord sur le fait que vous et l'autre personne soyez sex friends.
2. Que les raisons qui vous poussent à avoir des rapports, à être potes, mais à ne pas être ensemble, émane d'une véritable raison, valable aussi bien pour l'un que pour l'autre, afin que le fait que vous décidiez de ne pas être un couple soit quelque part justifié.
3. Être très clair sur l'exclusivité dès le départ, raison essentielle des échecs de ce type de relation.
4. Le temps : il est crucial. Sachez-le, ce genre de délire, ça fonctionne 2 mois, 4 mois... 6 mois maximum. Après ça sert à rien de continuer, parce que l'un s'attache forcément plus que l'autre. C'est obligé, et d'ailleurs, c'est pas forcément la fille. Mais continuer à dire "c'est pas mon mec, c'est mon sexfriend" au bout de plus de 6 mois, ça n'a aucun sens si vous avez toujours du désir l'un pour l'autre, et qu'en plus vous vous entendez bien, rien ne vous empêche de vous mettre ensemble.

Et là je parie que ça va être la conclusion des films sus-cités que j'ai pas encore vus. Obligé ça se termine genre il finissent "happy together".

Alors oui, je sais de quoi je parle, et je pense que d'une, ça peut être arrangeant quand on sort d'une histoire longue, et de deux, on se protège un minimum en cas de fin de la relation : "C'est fini? OK je m'en fous". Maintenant, assumer d'être avec quelqu'un et prendre le risque de se faire lourder ou pire, de lourder soi-même (oui je sais vous trouvez peut-être ça paradoxal, mais être quitté est plus facile que de quitter; ce dont j'ai horreur tellement je suis plus lâche que la plus lâche de tes copines), ça fait partie des choses de la vie qui forgent le caractère.

Faut arrêter les discours de type "je veux pas me prendre la tête", qui démontrent à quel point vous êtes des névrosés en puissance, parce que baiser avec quelqu'un et faire style "on est juste potes", croyez moi ça peut être bien plus relou à gérer que de vivre un truc sympa à deux pépérou sans trop se poser de questions.

8 commentaires:

  1. J'ai passé dix ans d'une vraie relation. Maintenant j'ai des sexfriends, et ça arrange surtout les filles. Moi je cherche toujours. Et oui on peut coucher avec une fille et être un ami.

    Hélas.

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  2. J'ai cru remarqué quelque chose de significatif avec le temps et l'observation même si ce n'est pas général: Les gens ne veulent pas s'engager. Ils sont mort de trouille de se prendre une "veste". D'avoir mal à la tête. Et par la même, de se voir gratifier d'une étiquette de looser ne les enchante pas non plus. Alors, il y a un rejet du couple (quelque soit ça forme). Le mariage est dépeint comme une mise à mort ("la corde au cou").

    Ni les hommes, ni les femmes ne tireront avantages à cette forme d'arrangement. Quand les sexfriend partnership deviendront une généralité comment pourront-ils concevoir la vie autrement ?
    S'imaginer que la sexualité est la chose qui vaille d'être vécu dans un couple et vraiment simpliste et profondément stupide.La vie n'est pas un simple Porno ;-)

    Klod

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  3. Oui mais parfois, c'est inévitable : tu vas avoir une relation avec un pote et ça va reprendre à la normale, mais bon, je l'ai bien écrit, une relation et pas plusieurs sur plusieurs mois.

    Et rarement, l'attirance physique n'arrange pas non plus les choses : tu n'as pas d'attirance "intellectuelle" mais le gars te plait quand même, et si ça se fait c'est que ça devait se faire, même si c'est pas pour une relation sérieuse... j'ai déjà vécu ça : à chaque fois qu'on se revoit on craque... je ne vais pas en dire plus car les murs on des oreilles et certains pourraient piger de qui je veux parler s'ils me lisent (on va me dire d'arrêter la paranoïa mais dans ces cas là vaut mieux pas trop en dire publiquement). Je sais que si je retourne le voir dans sa ville, on craquera de nouveau même si ça fait plus d'un an qu'on ne s'est pas vu, ça a été comme ça et je crois sincèrement que ça restera comme ça... c'est inexplicable ce genre de situation.

    Seulement, là j'aimerais vraiment me poser, avec un gars bien pour de bon, mais encore faut-il le trouver ce gars-là, celui qui sera le bon.... Quant au mariage, ce n'est pas mon truc, pas pour la "corde au coup", mais pour son côté religieux... si un jour je me marie, croyez-moi c'est parce que "ce sera l'homme de ma vie" mais bon la vie n'est jamais sûre tout peut s'écrouler du jour au lendemain...

    Et ce que je trouve dommage c'est que dans certains cas de Sexfriends, c'est triste d'observer que les personnes sont pourtant faites l'une pour elle mais comme c'est la "norme" ben ils en restent là et vont louper quelque chose de formidable.

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  4. Perso, j'ai strictement aucun avis là-dessus. Mais alors aucun. J'ai pas couché avec mes amies. J'ai pas non plus couché avec mes amis, au passage.

    Mais sinon oué ce nom doit avoir 10 ans d'âge et il doit être vieux comme le monde aussi. Depuis que les hommes et les femmes baisent en fait ^^.

    Après, je sais pas si c'est une question de peur ou de facilité. Je pense plutôt que c'est de la facilité. Les deux sont pas forcément liés d'ailleurs. Et comme un pote n'arrêtait pas de dire que "le plaisir n'est pas dans la facilité"...

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  5. Bonne nouvelle, j'ai vu Love et autre drugs. Mauvaise nouvelle, c'est pas si à chier que ça parce que ça parle pas forcément de sexfriendship... enfin c'est pas le sujet principal du film.

    Les 5 dernières minutes sont dégoulinantes de bons sentiments bien dégueux, mais c'est tout de même un film avec quelques bonnes scènes assez lol. Je prépare un article incessamment sous peu...

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  6. Il est faux de penser que le sexfriendship avantage plus les filles que les garçons. Il ya des mecs qui trouvent aussi leur compte. Et moi, en tant que fille, je trouve ça FRANCHEMENT NUL. A CES MECS-LA, soit voous vous engagez, soit vous vous payez des putes et on n'en reparle plus. Moi j'ai quitté mon sexfriedns, et depuis ça va très bien comme ça...... Au final, mieux vaut une relation avec son ex-boyfriend qu'aut'chose.

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  7. J'ai l'impression que depuis l'existence de Tinder (que je n'ai personnellement jamais utilisé) ce phénomène s'est empiré, surtout à Paris (Dieu merci, j'ai quitté la région).

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