lundi 12 octobre 2009

Préambule : Cet article a été écrit le 10 Septembre 2009, les choses ayant encore évolué depuis. Il fait suite aux "tribulations d'une bâtarde insensible".

En 2 mois, bon nombre de choses, pourtant restées en suspens ont pu se régler le temps d'une semaine au Sziget. Incroyable non?

Je voulais faire un article sur le Sziget, mais trop de choses mystiques, trop d'anecdotes à raconter, et je ne me vois pas le faire autrement que verbalement. Alors que lui, ce gros pervers narcissique manipulateur, en l'espace de 12h en sa compagnie, m'a fait des révélations impensables lorsque je vous faisais part de mes sentiments à son égard, il y a de cela 62 jours.

Cela commence le soir du 14 Août après le concert de Prodigy; 5 mois jour pour jour après "l'incident" et ironiquement, 5 mois après que je sois allée voir Prodigy au Zénith. Son pote me donne rendez-vous, et c'est en allant à la rencontre de ce dernier que je tombe sur lui. Légèrement torché sans plus, juste un peu gai, il commence à taper la discute tranquillement, visiblement content de me voir. On parle de tout, de rien, et on en arrive au fameux "alors, depuis Août 2008 t'as reniqué ou bien?".

Et là, quelle n'est pas ma surprise lorsque ce dernier me répond que oui, il a niqué 3 semaines auparavant, une nana de son taf maquée (j'avais grillé sur FB qu'elle voulait grave son corps, et ce, malgré qu'elle ait un mec). La nana tellement dépourvue de jugeote que plantée en plein mois de Janvier à Barbès par le monsieur complètement torché chez qui elle devait dormir, elle préféra l'attendre 2h dans le froid plutôt que de se payer un taxi pour rentrer chez elle. Le soir même où je me suis cassée le pied en plus. Ironie du sort vu que pour se faire pardonner de l'avoir délaissée pour aller au père Lachaise sans aucune raison apparente, il a du lui masser les pieds (qui selon ses propres dires, puaient).

Bref, il me dit que de toutes façons ça va pas durer, me paye des bières, me fait fumer, tutti va bene... Sauf que ça part en sucette, et on fini par salement se galocher au beau milieu de la piste de danse du Mokka Kukka.

***Ellipse***

Dur de la faire courte, tant cette nuit a été longue, mais en gros, il a commencé à se barrer, ma meilleure pote l'a rattrapé, et il l'a soûlée 3 heures durant (pas par l'alcool, par les mots, et son côté "je connais tout de la vie", même si ce n'est que de la théorie). Moi pendant ce temps là, je me retrouve seule avec son pote à lui, qui me parle de ses histoires de cœur, (surchiantes au demeurant), me chante un rap qu'il avait composé pour "sa demoiselle" (ça en revanche, c'était surdrôle). Bref, je rentre à ma tente, mais le pote me lâche pas. En même temps, il est pas méchant, et après son rap, je me dis qu'il mérite que je ne me mette pas à courir pour le semer. On se retrouve dans ma tente, il me dit que je suis la femme de la vie de son pote, c'est assez ultime, puis j'entends la voix de Bertrand, un beau mec emballé 2 jours plus tôt. Je dis : "je reviens".

Je saute sur l'occasion pour demander si il y a une tente de libre, puis je me couche dans la tente de Bertrand. 30mn plus tard, ma pote ouvre la tente, me réveille, et me raconte pendant une demi heure son périble (un mélange entre pénible et périple) avec Mister T. et finit par conclure : "tout ça pour te dire qu'il est devant ta tente, il discute avec Bertrand, et faut que tu fasses quelquechose". Là je sors...

Vision d'horreur, le mec avec qui je "holidate" (mélange entre holidays et date) commence à se vénèr contre le mec que je convoitais. A ce moment là j'utilise l'imparfait, parce que la vision du mec torché incontrôlable et lourd commence à pencher dans ma balance de la dignité. Bref, pour éviter la baston j'embarque le monsieur dans ma tente pour discuter 3 secondes, sauf que ça a duré 3 heures (inutile de dire qu'à ce moment là, son pote était parti voir ailleurs si j'y étais).

Ce serait long et chiant de tout dire, nous nous contenterons uniquement de perles notées à l'occasion dans mon carnet de voyage :
Moi : - Je comprends ton problème avec moi, tu me trouves lourde, c'est ça?
Lui : - Non, je te trouve sympa.

Lui : - En tous cas c'est une très bonne chose que tu aies cessé de voir Paul, ce mec était néfaste pour toi.

Lui : - Avec mon frère, t'a complètement déconné, t'étais à deux doigts de l'avoir.

Moi : - Bon allez ça suffit maintenant, faut que j'aille de l'avant, que je passe à autre chose : je t'offre la possibilité de me mettre une crampe, fais toi plais' ça arrive pas à tout le monde!
Lui : - Certainement pas, j'ai pas envie de te mettre une crampe, j'adore cette relation platonique entre nous, je peux pas affirmer qu'il ne se passera jamais rien.
Moi : - Stop!, ça fait 9 mois que tu me fais galérer, je suis pas gogole, je préfère mettre un terme à ce jeu dont tu ne m'as même pas expliqué les règles.
Lui : - Mais tu crois que ça s'appelle galérer 9 mois? Toi et moi c'est loin d'être fini, cette ambiguïté, elle peut durer encore des années! Parce que je sais que tu me kiffes.
Moi : - Es tu suffisamment stupide pour penser que je vais t'attendre "des années", attends, je viens de comprendre... en fait, c'est toi qui me kiffe!
Lui : - Ha ha ha
Moi : - Rigole pas trop mec : moi je ne t'ai jamais rien avoué, toi, tu m'as dit m'adorer, me kiffer (oui je sais chers lecteurs, ce mot est moisi, mais ce sont là les propos que nous avons tenu, on est loin des liaisons dangereuses), il y a de ça 5 mois.
Lui : - J'étais bourré.
Moi : Là aussi t'es bourré, donc tu te souviendra plus, c'est ça.
Lui : - Non, là je me souviendrai de tout.

(après s'être roulé des pelles, et s'être tout de même légèrement pelotés à la race)
Lui : - Non mais c'est pas parce qu'on s'embrasse qu'on va coucher ensemble, je te le dis tout de suite.
Moi : - C'est clairement hors de question, y'a mon 4,5 qui m'attend dans sa tente, et les mecs maqués, je touche pas leur quette.
Lui : - Arrête de dire que je suis maqué, je rentre et dans 10 jours c'est fini.

(ndla : ça fait plus d'un mois qu'ils sont ensemble)


Lui : - T'es trop prévisible, je lis en toi comme dans un livre ouvert, je suis sûr que t'es amoureuse de moi.
Moi : - Je suis un livre ouvert?
Lui : - Oui, un livre ouvert qui pose trop de questions
Moi : - Le gros problème c'est que t'es un scientifique, pas un littéraire, et tu sais pas lire entre les lignes.


(Dans ses bras : il me tient et ne me lâche pas).
Moi : - Bon je vais y aller.
Lui : - Non, reste, on est trop bien.
Moi : - Non, on n'est pas bien, toi tu te sens bien, moi je me sens mal, désolée, je me suis trompée à ton sujet. Mes potes m'avaient prévenu, je les ai pas écouté. Désolée mais je me barre.


Je suis partie rejoindre Bertrand. Sans regret. Le lendemain matin, il m'a attendue, je ne suis jamais venue, puis il est parti. C'est la dernière fois que je l'ai vu.


27 commentaires:

  1. bordel mais c'est quand que tu tires un coup ?
    j'en ai marre moi de madame bovary !

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  2. Hu hu hu. Ben si je serre, ça va pas être lui, en plus ma coloc a rencontré la fameuse meuf, c'est une catastrophe, une grosse teubé, et cerise sur le gâteau, elle est moche et a une voix fort désagréable.

    Je ne veux plus de lui, pire, je m'en veux d'avoir été attirée par lui tellement il me débecte... But... Wait for it... I'm gonna tell you about another guy. Et attention, ça va être de la haute volée, le défi est juste 10 fois plus hard à relever.

    Mais je suis Djool, je n'ai peur de rien! (quoi que je sens que si je refais une 8 mois, je vais finir par me tirer une balle).

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  3. Je veux un article sur le Sziget!! :D :D

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  4. tape toi jean sarkozy ... plus de problème de logement !

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    1. C'est marrant je retrouve ce commentaire 3 ans et demie après, et je suis sur le point de me marier avec son sosie :D

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  5. Clair que Jean Sarkozy est l'incarnation de tout ce qui est bien pour nous! Gloire à Jean Sarkozy! Gloire à Jean Sarkozy!

    Si j'avais su qu'après ma deuxième année de droit, j'aurais pu devenir président de l’établissement public de La Défense, je me serais pas fait chier à pousser plus loin mes études. Surtout qu'à 23 ans, être en deuxième année de droit, c'est juste du grand art..

    (Sinon, c'est vraiment rigolo le dial entre toi et lui, djool :), bien écris)

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  6. C'est pas qu'il est bien écrit, mon pauvre, c'est que c'est vraiment ainsi que le dialogue a eu lieu, à quelques mots près...

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  7. Ah merde, t'as même pas réécrit le dial? Non parce que c'est un bon dial ça. Limite, quand je ferais des films, dans ma vie revée, je m'en servirais presque.
    Surtout la dernière partie quoi.

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  8. putain mais encore une fois j'ai l'impression d'avoir vécu le meme truc que toi mais avec une meuf quoi, c'est ouf!
    D'ailleurs, après 2 mois sans lui parler, elle vient me voir à 3h30 du mat (sur msn), et envoie du "je sais pas si je dois te le dire mais ca me manque de plus parler avec toi", "je sais que j'ai deconné, que je t'ai fais du mal mais c'était pas voulu", "j'me suis senti très mal après",...
    Bon elle etait un peu bourrée et moi aussi pendant cette conversation! ^^

    Fin bon c'est l'article de Djool, je stop le 3615mylife, sinon toujours aussi plaisantes à lire tes aventures, poulette! Need aller au Look là!!! XD

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  9. je suis fan !

    j'en veux encore !!
    Djool 4 teh win !

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  10. Tant d'éloges..
    Heureusement que je suis pas jaloux, avec mes articles qui font 0 ou un 1 com..
    ha ha ha

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  11. Bon comme je suis pas bégueule : petite conversation smsque ayant eu lieu hier (et rien que pour vous les amis) :
    17h13 : Moi : Alors? C'est l'amour fou?
    après 36 minutes de turpitudes de "qu'est ce que je vais bien pouvoir lui répondre pour pas avoir l'air con?"
    17h49 : Ça se passe bien oui. Pourquoi?

    Et moi j'ai envie de vous demander à vous amis lecteurs : un simple "ça se passe bien, oui" hypocrite eu largement suffit! (ma coloc et son propre pote m'ont confié qu'il en pouvait plus d'elle, qu'elle était trop collante et conne et qu'il avait de plus en plus de mal à la supporter) Donc ma question est la suivante : pourquoi a-t-il jugé nécessaire d'ajouter un pourquoi? (évidemment j'ai pas répondu, sinon ça serait devenu mesquin).

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  12. bah le "pourquoi" c'est pour que tu réponde et du coup pour qu'il voit si ca te fait chier ou pas, si ca te fait chier il se dira que t'es toujours sur lui et il pourra se branler encore un peu sur son égo. Si ca te fait pas chier bah il va surement continuer jusqu'à ce que ca te fasse chier. Enfin tout ca c'est un point de vue sans connaitre la plupart des personnes impliquées! ^^

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  13. Et si je réponds jamais rien, c'est bon? Il est out? (parce que vous allez bientôt le découvrir dans un prochain article : effectivement, j'en ai rien à carrer, mais au moins il a ses bons côtés : il me donne la matière pour le blog de Dex...

    Quote de Dex "Non mais c'est pas un branleur avec trois poils au cul qui va m'apprendre la vie, quoi merde!"

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  14. @Guiy
    Mais qu'est ce que tu fous encore à 3H30 du mat toi!! spa possible, cette jeunesse décadente!! :D et ça s'est fini comment cette histoire? elle veut etre une fille très très gentille avec toi maintenant (un jour je reparlerais du concept de fille gentille, de fille très gentille et de fille très très gentille, ça me rappellera le bon vieux temps).

    @Djool
    fait gaffe en me quotant. Après ça devient un dossier qu'on me rebalance des années plus tard alors que j'ai tout oublié, comme j'en ai encore faire l'expérience samedi soir dans un endroit supposé de débauche. Mais je l'aime bien cette phrase :D
    Sinon, je trouve que dépenser un sms, c'est déjà beaucoup trop. Un mail aurait suffit et c'est gratuit^^
    Et oui, il faut savoir être pingre quand on largue les amarres.

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  15. bah je rentrait du pub, j'allais mettre un flim pour dormir et elle est venue taper la discute, ca s'est fini par (de sa part) "ca m'a fait plaisir de te reparler, bizou bonne nuit". Mais bon c'est facile de vouloir faire la gentille quand tu t'es barré à Lille continuer tes études! XD

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  16. ah ça, je peux comprendre la nostalgie et la chaleur du sud quand tu te retrouves à Lille... Forcément.. Et lille, c'est loin ^^

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  17. Alors que la porte de la chambre d'à côté, c'est très proche...
    (et ouais je fais du teasing hu hu)

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  18. euh la porte d'à coté c'est la chambre de mes parents! XD

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  19. Moi non, l'inceste c'est pas mon truc...

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  20. ouai mais en fait j'ai pas compris de quelle chambre tu parlais XD

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  21. rah la la attends lundi prochain tu comprendras...

    Indice : roomie.

    I'm talking about my home.

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  22. quoi tu vas te taper ton future coloc? XD

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  23. Ben non, là c'ets surtout mon futur "non-coloc", et ça fait depuis Aout qu'on est officiellement roomies.

    Mais comme je l'ai dit le défi est 10 fois plus hard à relever (mon Dieu s'il tombe sur ce blog je meurs de honte 42 fois) et je le regarde plus jamais 3 secondes d'affilées dans les yeux.

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  24. Bon allez courage les amis, je suis en train de finir un article sur mes pérégrinations sentimentales. Faut dire que ça faisait un bail hi hi hi.

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  25. Bon inutile de dire que cette histoire est complètement caduque.

    Mais je l'ai troquée contre celle du "voisin à la PS3 qui ouvre sa porte en caleçon"

    LOL

    (au secours j'ai trente ans, et je deviens de plus en plus conne)

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  26. Le voisin. Done. Son meilleur pote le FDP qui me doit de la tune me fait penser à la maxime du sage Dextarian "Quand on largue les amarres, il faut savoir être pingre"... A médité.

    Finalement le libéralisme économique, ça a du bon.

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